L’état de la technologie responsable

Ce que l’on peut conclure, c’est que la technologie responsable va désormais au-delà d’une hypothèse ou d’un mot à la mode : elle est devenue une considération commerciale concrète dans tous les secteurs. Les dirigeants s’interrogent de plus en plus sur l’impact des politiques technologiques responsables sur la perception de la marque par les clients, les investisseurs, les fournisseurs et les partenaires. Les organisations réfléchissent plus sérieusement à la façon dont leurs employés, actuels et futurs, perçoivent leur utilisation et la création de la technologie. Et les chefs d’entreprise tournés vers l’avenir, tant dans les petites que dans les grandes entreprises, s’attendent à ce que la technologie responsable, et les pratiques liées à la durabilité environnementale en particulier, continuent de gagner en importance.

Voici plusieurs autres conclusions clés :

Les organisations s’attendent à ce que les investissements technologiques responsables portent leurs fruits en renforçant la réputation de la marque et la fidélisation des clients et des employés. Interrogés sur les avantages commerciaux tangibles de l’adoption d’une technologie responsable, les trois principales réponses étaient une meilleure acquisition/fidélisation des clients (47 %), une meilleure perception de la marque (46 %) et la prévention des conséquences négatives imprévues et du risque de marque associé (44 %). Viennent ensuite de près ces trois premiers, attirer et retenir les meilleurs talents (43 %) et améliorer la durabilité (43 %).

Les grandes entreprises prennent des initiatives, tandis que les petites réagissent. Les moteurs des politiques technologiques responsables proviennent de diverses sources internes et externes. Les grandes entreprises étaient plus susceptibles de dire qu’elles étaient motivées par le désir d’attirer des investisseurs et des partenaires (53 %) et de s’aligner sur leur propre mission et leurs valeurs (44 %), tandis que les petites entreprises étaient plus susceptibles de citer le désir d’améliorer la perception de leur organisation (54%) et pour renforcer la rétention des employés (45%).

Pas de consensus sur les pratiques responsables à privilégier. Les organisations nomment un large éventail d’objectifs pour leurs pratiques technologiques responsables, avec une conception inclusive, la confidentialité des données, l’impact environnemental, l’élimination des biais de l’IA et la diversification de la main-d’œuvre, chacun dans les trois premiers pour environ la moitié des répondants. La confidentialité et la surveillance des utilisateurs étaient considérées comme moins importantes que toutes les autres options proposées, avec seulement 35 % des répondants les classant parmi les trois principaux objectifs de leur organisation.

La haute direction doit s’impliquer pour faire des politiques percutantes une réalité. Les obstacles les plus cités à l’adoption d’une technologie responsable sont le manque de sensibilisation de la haute direction (52 %), la résistance organisationnelle au changement (46 %) et les priorités concurrentes internes (46 %).

Les organisations craignent et apprécient à la fois la réglementation entourant la technologie responsable. Près d’un quart des personnes interrogées (23 %) citent le respect des lois existantes, telles que le RGPD, ou l’anticipation d’une réglementation en cours (et potentiellement plus étendue) comme une motivation majeure pour adopter des pratiques technologiques responsables, bien que ce chiffre varie considérablement d’un secteur à l’autre et la géographie. Alors que certains chefs d’entreprise expriment leur appréhension face à la réglementation en cours, d’autres la citent comme des orientations importantes pour l’industrie.

Téléchargez le rapport.

Ce contenu a été produit par Insights, la branche de contenu personnalisé de MIT Technology Review. Il n’a pas été rédigé par la rédaction de MIT Technology Review.

François Zipponi
Je suis François Zipponi, éditorialiste pour le site 10-raisons.fr. J'ai commencé ma carrière de journaliste en 2004, et j'ai travaillé pour plusieurs médias français, dont le Monde et Libération. En 2016, j'ai rejoint 10-raisons.fr, un site innovant proposant des articles sous la forme « 10 raisons de... ». En tant qu'éditorialiste, je me suis engagé à fournir un contenu original et pertinent, abordant des sujets variés tels que la politique, l'économie, les sciences, l'histoire, etc. Je m'efforce de toujours traiter les sujets de façon objective et impartiale. Mes articles sont régulièrement partagés sur les réseaux sociaux et j'interviens dans des conférences et des tables rondes autour des thèmes abordés sur 10-raisons.fr.