Prix ​​Hackaday 2022 : Réparer un ordinateur portable vintage avec des composants modernes

Les ordinateurs portables sont peut-être omniprésents aujourd’hui, mais il fut un temps où ils étaient l’apanage exclusif des riches hommes d’affaires. Au début des années 90, le coût supplémentaire important de la portabilité était quelque chose que peu étaient prêts à payer. En conséquence, peu d’ordinateurs portables de cette époque survivent ; pour ceux qui le font, les faire fonctionner peut être un véritable défi en raison de leur construction compacte et de l’utilisation de composants non standard.

[Adalbert] a rencontré ces problèmes lorsqu’il a mis la main sur un Toshiba T3200SXC de 1991. En tant que premier ordinateur portable à disposer d’un écran TFT couleur, il vaut vraiment la peine de le conserver en tant qu’artefact historique. Malheureusement, l’écran d’origine ne fonctionnait plus : il n’affichait qu’une image très faible et s’est complètement éteint peu de temps après. Des condensateurs qui fuient ont ensuite détruit la carte d’alimentation, laissant l’ordinateur portable complètement mort. [Adalbert] puis a commencé à réfléchir à ses options, qui allaient d’essayer de réparer les composants d’origine à tout arracher et à transformer cela en un projet d’ordinateur moderne dans un ancien boîtier.

En fin de compte, il a opté pour une option intermédiaire, que nous, en tant que conservateurs, ne pouvons qu’applaudir : il a remplacé l’écran par un écran moderne de taille et de résolution correctes et a construit une nouvelle alimentation personnalisée, gardant le reste de l’ordinateur intact aussi loin que possible. [Adalbert] décrit le processus global dans la vidéo intégrée ci-dessous et entre dans de nombreux détails sur sa page hackaday.io.

Connecter un écran LCD moderne n’était pas aussi difficile qu’il n’y paraît : là où l’ancien écran avait une interface RVB TTL avec trois bits par couleur, le nouveau avait un système très similaire avec six bits par couleur. [Adalbert] a créé un adaptateur PCB qui connectait simplement les trois bits de l’ordinateur portable aux trois bits les plus élevés de l’écran. Un ensemble de supports imprimés en 3D a assuré un ajustement sûr du nouvel écran dans le boîtier classique.

Le module d'alimentation interne d'un ordinateur portablePour l’alimentation [Adalbert] adopté une approche similaire. Il a conçu un PCB avec plusieurs convertisseurs DC/DC qui s’intègrent facilement à l’intérieur du boîtier de l’ordinateur, laissant suffisamment d’espace pour ajouter une batterie. Cela a rendu l’ancien Toshiba plus portable qu’il ne l’a jamais été – croyez-le ou non, le T3200SXC d’origine ne pouvait être utilisé qu’avec une connexion secteur.

Une fois l’ordinateur portable remis en état de marche, [Adalbert] a ajouté quelques touches de finition : une carte son et des haut-parleurs en ont fait une plate-forme de jeu appropriée, et une carte réseau lui a donné des capacités en ligne rudimentaires. Le résultat final est un T3200SXC qui ressemble et se sent exactement comme il l’était quand il était nouveau, mais avec quelques fonctionnalités supplémentaires. C’est un résultat vraiment satisfaisant : de nombreux projets d’ordinateurs portables classiques ajoutent du matériel informatique moderne, voire remplacent complètement le contenu d’origine. Vous voudrez peut-être aussi consulter [Adalbert]technique de fabrication de circuits imprimés basée sur une imprimante 3D inhabituelle qu’il a utilisée pour la nouvelle alimentation.