Au cours des dernières années, nous avons été confrontés à une série d’avancées fascinantes dans le monde de l’imagerie par rayons X, alors que les chercheurs ont développé leurs techniques et équipements de microtomographie à rayons X au point où ils peuvent sonder puis reconstruire par ordinateur le matériel écrit des objets tels que des lettres ou des parchemins dans les collections de musées dont la valeur ou la fragilité signifie qu’ils ne peuvent pas être ouverts et lus de manière conventionnelle. Ce défi ne se résume pas à l’extraction de l’écriture, mais en plus de détecter l’encre, les chercheurs doivent également décortiquer la structure de tout ce sur quoi il a été écrit. Un défi particulier vient des paquets de lettres, de l’art de plier une lettre dans sa propre enveloppe et d’une nouvelle publication Communications de la nature papier détaille le travail d’une équipe d’universitaires aux États-Unis, au Royaume-Uni et aux Pays-Bas pour y faire face.

Les paquets de lettres étaient plus qu’une méthode pratique pour emballer une missive pour le courrier, ils avaient également une fonction de sécurité souvent appelée Letterlocking. Un paquet serait plié de manière à garantir qu’il soit impossible de l’ouvrir sans déchirer ou autrement endommager le papier, et leur structure est d’un intérêt particulier pour les historiens. Les chercheurs disposaient d’une ressource unique avec laquelle travailler; la collection Brienne est une malle pleine de courrier non distribuable amassé par un couple de maîtres de poste du 17ème siècle à Den Haag aux Pays-Bas, et maintenant en possession du musée Beeld en Geluid de cette ville. Il y avait une cache de lettres comprenant 577 paquets de lettres jamais ouverts, et la technique des rayons X promettait un moyen de les analyser sans les compromettre.

Une lettre imagée en utilisant la technique.
Une lettre imagée en utilisant la technique.

Les chercheurs ont développé une technique entièrement computationnelle pour le processus de dépliage virtuel. En commençant par un scan 3D volumétrique aux rayons X du paquet non ouvert, ils identifient ensuite les différentes couches de papier et les points brillants qui indiquent l’encre. Leur algorithme doit faire face à des zones dans lesquelles deux couches ou plus sont étroitement en contact, par exemple lorsque plusieurs niveaux sont pliés, puis décoller le maillage tridimensionnel résultant en une feuille bidimensionnelle. Leur processus de cartographie du motif de pli consiste à appliquer une carte de couleurs représentant le rayon moyen de la courbe en un point donné. La dernière section de l’article examine les différentes méthodes de verrouillage des lettres et tente de les classer toutes, y compris une cote de sécurité pour chacune. Il est évident que cela pourrait être un processus hautement personnalisé, en effet, ils donnent comme exemple une lettre de Mary Queen of Scots qui a utilisé une technique complexe de pliage en spirale pour identifier son expéditeur.

Il est clair que cette technique révélera beaucoup plus de documents historiques fascinants car elle est à la fois raffinée et étendue à travers les nombreuses autres collections d’objets supplémentaires qui l’attendaient. Comme on dit, les lettres individuelles ne contiennent pas nécessairement des découvertes historiques bouleversantes, mais prises ensemble, elles jettent une lumière importante sur l’histoire sociale des siècles passés.

L’un des noms sur le papier est [David Mills], dont le travail a déjà été présenté ici.


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