[Dan Royer] a partagé un conseil sur la façon d’obtenir un ajustement fiable entre les pièces imprimées en 3D et d’autres matériels (comme les roulements, par exemple.) Il suggère d’utiliser des nervures d’écrasement, une solution éprouvée empruntée au monde du moulage par injection et réutilisée avec la 3D l’impression à l’esprit. Avant d’expliquer la solution, examinons d’abord le problème d’un peu plus près.

Imaginez que l’on souhaite insérer un roulement dans un trou. Si ce trou n’est pas seulement de la bonne taille, le roulement ne sera pas maintenu fermement. Si le trou est un peu trop grand, le roulement est desserré. Trop petit et le roulement ne rentre pas du tout. Étant donné qu’une différence de 0,1 mm peut avoir un effet notable sur le caractère lâche ou ajusté d’un ajustement, il est important de bien faire les choses.

Écraser les emplacements des côtes mis en évidence par des flèches bleues

Pour un objet imprimé en 3D, un trou conçu avec un diamètre de 20 mm (par exemple) sortira légèrement différent lors de l’impression. La manière habituelle de contourner ce problème consiste à ajuster les paramètres de l’imprimante ou à modifier l’objet jusqu’à ce que la combinaison magique qui donne exactement le bon résultat soit trouvée, également connue sous le nom d’approche Goldilocks. Cependant, cela signifie que le modèle 3D ne sort directement que sur une imprimante spécifique, ce qui est un problème pour une conception destinée à être partagée. Puisque [Dan] travaille sur des robots avec des éléments imprimés en 3D, trouver une solution à ce problème était particulièrement important.

La solution qu’il a empruntée au monde du moulage par injection est d’utiliser des nervures d’écrasement, qui peuvent être considérées comme un ensemble de très petites entretoises qui se déforment lorsqu’une pièce est emboîtée. Au lieu d’un morceau de matériel en contact avec toute la surface intérieure d’un trou, il entre en contact uniquement avec les nervures d’écrasement. Il est beaucoup plus facile (et plus tolérant) de presser une pièce dans les nervures d’écrasement que d’essayer d’obtenir exactement la surface de contact.

Utiliser des nervures d’écrasement de cette manière est un peu un hack car leur objectif initial dans le moulage par injection est quelque peu différent. Les parois des pièces moulées par injection sont rarement vraiment plates, car cela les rend plus difficiles à éjecter d’un moule. Les surfaces présentent donc une légère inclinaison, ce que l’on appelle un tirant d’eau. Ce léger angle signifie que les pièces de montage à pression deviennent un problème, car tout trou moulé par injection aura des côtés inclinés. La solution est les nervures d’écrasement, qui – contrairement aux murs – sont modelées droites. Les nervures sont suffisamment petites pour ne pas avoir de problème de collage dans le moule et fournissent la surface de contact requise par une pièce de quincaillerie ajustée à la presse. [Dan] a une courte vidéo sur l’application de cette technique à des objets imprimés en 3D, intégrée ci-dessous.

Concevoir autour des limites d’une méthode de fabrication est la clé pour obtenir de bons résultats, et les techniques d’une zone peuvent se croiser avec une autre, comme elles l’ont fait ici. Que vous soyez simplement curieux ou que vous expérimentiez quelque chose comme le moulage par injection à la colle chaude, cela vaut la peine de passer un peu de temps pour en savoir plus sur le moulage par injection et ses considérations de conception, car c’est l’une de ces technologies qui fait tourner le monde.

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