Les pensées et les attitudes des gens expliquent pourquoi certains développent une dépression à la suite d’événements stressants de la vie. La liste suivante donne un aperçu des différents facteurs de vulnérabilité qui font courir à une personne le risque de développer une dépression. Certains éléments indiquent que ces croyances déformées précèdent l’apparition initiale de la dépression. Ainsi, l’amélioration des pensées erronées peut aider à prévenir l’humeur dépressive. Voici 10 raisons qui nous rendent vulnérable face à la dépression.

Quelqu’un traversant une phase de dépression

L’impuissance apprise

Ce schéma de pensée suggère que les individus en viennent à croire qu’ils n’ont aucun pouvoir sur les événements de leur propre vie. Ces individus sont passifs et croient qu’ils ne peuvent rien faire pour soulager leur souffrance.

Les pensées négatives

Les personnes dépressives sont enclines à ruminer des pensées négatives. Malheureusement, cela tend à maintenir ou à amplifier les pensées négatives. Par exemple, les pensées d’une personne souffrant de dépression à la suite d’un divorce difficile peuvent prendre la forme de regrets (« J’aurais dû être un meilleur conjoint »), et d’anxiété face à l’avenir (« Comment les enfants vont-ils gérer cela ? »). L’envie de réfléchir de manière répétitive aux causes et aux conséquences de l’événement peut empêcher les personnes déprimées d’utiliser des stratégies d’adaptation efficaces.

Sentiment d’épuisement

Comme l’écrit Andrew Solomon, le contraire de la dépression n’est pas le bonheur, mais la vitalité et la résilience. Les personnes souffrant de dépression n’ont pas la capacité de détourner avec souplesse leur attention des informations négatives. En conséquence, elles deviennent plus vulnérables à l’intrusion de pensées distrayantes. Cette capacité réduite fait qu’il est difficile pour les personnes déprimées de détourner leur attention des pensées négatives.

Manque de motivation

Les personnes déprimées peuvent se sentir sans but et presque toutes les activités/tâches deviennent un défi. Le psychologue Hasler affirme que la dépression reflète un changement dans l’analyse coûts-avantages et, par conséquent, dans la prise de décision. La carence en dopamine chez les personnes déprimées peut spécifiquement augmenter leurs coûts d’évaluation (par exemple, temps, effort) en même temps que la diminution de la satisfaction de leurs activités et interactions quotidiennes normales. Le résultat : Un manque de motivation et d’action.

Une mémoire biaisée

La dépression est associée au rappel d’événements négatifs – cela se produit automatiquement. Les souvenirs des échecs passés et les images de scénarios futurs redoutés aggravent encore l’humeur. En revanche, se rappeler des souvenirs positifs d’événements de la vie peut améliorer l’humeur d’une personne.

Les schémas

Les schémas sont des structures cognitives qui façonnent notre traitement de l’information. Les schémas des personnes souffrant de dépression comprennent souvent des thèmes de perte, de séparation, d’échec, d’inutilité ou d’inadéquation. Ces schémas négatifs sont une force cachée (facteurs de risque) qui façonnent nos croyances (« Je ne suis pas aimable ») ainsi que ce à quoi nous prêtons attention et ce dont nous nous souvenons. Avec une activation répétée, les schémas de pensée négatifs évoluent en un schéma de pensée habituel plus fort auquel les événements stressants de la vie accèdent plus facilement avec le temps. La prise de conscience de nos schémas nous donne l’occasion de grandir.

Poursuivre des objectifs irréalisables

Les personnes déprimées peuvent continuer à poursuivre un objectif inatteignable (par exemple, l’incapacité de quitter un mariage troublé ou la poursuite d’un rêve qu’elles ne peuvent pas réaliser) et s’attarder sur leur échec à atteindre l’objectif. Les personnes qui se désengagent d’un objectif apparemment impossible sont en meilleure santé mentale que celles qui restent piégées. Renoncer à des objectifs frustrants crée des opportunités.

Une faible capacité de résolution des problèmes

La psychologue Connie Hammen a fait valoir que, dans de nombreux cas, les événements stressants de la vie (par exemple, perte, humiliation ou piège) dépendent d’un choix personnel. Autrement dit, il y a des choses que les gens font et qui aggravent la dépression par les conséquences de leur propre comportement. Par exemple, une personne sujette à la dépression a tendance à agir de manière impulsive lorsqu’elle se trouve dans une situation difficile, ce qui aggrave encore le problème. Ou encore, une personne ayant un déficit de compétences sociales qui critique les autres de manière inappropriée peut perturber ses relations. Dans de tels cas, les personnes dépressives ne se contentent pas de réagir à des événements stressants, mais contribuent activement à des situations stressantes.

L’auto-médication

Une réaction comportementale problématique qui peut aggraver la dépression est l’auto-médication de l’humeur par une consommation importante de drogues et d’alcool. Cette stratégie apporte un soulagement à très court terme mais contribue à la dépression à long terme. Par exemple, les personnes qui font des excès alimentaires ont des taux de dépression et d’anxiété plus élevés que la population en général. L’addiction et les troubles alimentaires peuvent être la partie émergée d’un iceberg émotionnel qui causera des problèmes à l’avenir si nous les ignorons.

Le type de personnalité

La dépression est due, au moins en partie, aux styles de personnalité. Les traits névrotiques conduisent à la dépression en raison d’une mauvaise gestion des facteurs de stress. Les personnes très névrosées s’inquiètent des mauvaises choses qui peuvent ou non se produire, et sont plus vigilantes face aux menaces, même celles qui sont lointaines, cachées ou subtiles. En outre, d’autres personnes considèrent souvent les personnes névrosées comme difficiles à gérer. Cela les rend moins désirables, ce qui les laisse plus isolés et rejetés.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Rédigez votre commentaire !
Entrez votre nom ici